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le blog de Chrissy

Tutto quello che una donna puo' dire senza filtri, i suoi pensieri, le sue esperienze, le sue scelte, cio' che le piace, cio' che odia... tutto senza essere censurata dai social network! Tout ce qu'une femme n'ose pas dire ouvertement, ses pensées, ses expériences, ses choix, ses opinions, ce qu'elle aime , ce qu'elle déteste...tout ceci sans être censurée ou corrigée par de pseudo lecteurs.

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ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS

ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
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Deux cents kilomètres me séparent du lieu où j'ai décidé de vous conduire aujourd'hui. Petit village dans le Supramonte, cerné de montagnes floutées par la chaleur intense de l'été.

Y arriver relève du défi en hiver: neige, verglas, pneu neige oblige.

En été, c'est plutôt la climatisation qui n'est pas en option.

La traversée de la Barbagia me dépayse déjà, des noms inconnus Sedilo, Mamoiada, Gavoi, Nuoro défilent au gré des kilomètres . A chaque virage j' espère apercevoir ce "paese" dont on m'a tant parlé. Le paysage change, des vignes succèdent aux pâturages, les montagnes arides se font de plus en plus proches. Enfin, au détour d'une colline, apparaît, comme un mirage, un îlot rosé, posé sur un massif. Le voile de vapeur flottant autour de lui se lève lentement tel un sortilège se dissipant peu à peu, dévoilant l'atmosphère de ce village hautement politisé, célèbre pour ses épisodes de banditisme: Orgosolo.

Par où commencer...  Les dolmens, les tombes troglodytiques, les nuraghes, les chants traditionnels de bergers, les chevaux, la religion, le communisme, les traditions... Tant et tant à voir , à dire, à raconter... c'est un livre qu'il faudrait écrire.  Alors, je choisis de me consacrer aux "murales"  qui donnent un cachet particulier au village et m'entrainent dans un pèlerinage historique.

  Une promenade dans les ruelles pentues du hameau me permet de découvrir les vieilles maisons, aux murs épais, quelquefois vêtues d'une végétation luxuriante. Les ruelles étroites se terminent souvent en cul-de-sac et m'obligent à rebrousser chemin. Le bourg est endormi, les quelques rares habitants que je croise sont assis sous un porche, à l'ombre, ne semblant même pas avoir la force de se parler. Je sens leurs regards me suivre, plutôt par curiosité que par animosité, ici les gens sont rudes mais savent ce qu'est l'hospitalité.

Je continue ma route. Je me retrouve tout à coup nez à nez avec "mon premier murales" que je m'empresse de photographier. Puis un second, un troisième. Je laisse tomber le reportage photo...impossible de ne pas vivre l'instant. Chaque peinture est un message, une revendication, une cause défendue. Les murs se succèdent. Nus, colorés ou encore criblés de balles...je les entends, ils me parlent.

Riche. C'est le mot qui me vient à l'esprit. Orgosolo est  répétorié comme l'une des régions les plus pauvres, ne vivant que de pâturage,  mais il me semble que sa richesse est ailleurs... dans son histoire, son passé politique dont ses "murales", célèbres aux quatre coins du monde, sont l'héritage . Certains héritages reposent dans des livres d'histoire, d'autres sur des murs, c'est plus parlant... c'est le cas d'Orgosolo..

Dès 1969 les murales commencent à être représentés dans le village, mais c'est en 1975 que Francesco Del Casino choisit de s'installer dans cet endroit et pérennise cet art en faisant de nombreux émules. Ces peintures sont  vivantes. Elles ont comme support les murs en vieilles pierres des maisons d'antan, ce qui permet d'avoir un relief dont les peintres se sont servis, à mon avis, pour donner une autre dimension à leurs œuvres.

L'origine de ses murales ?

Un peuple de bergers et de paysans luttant contre l'expropriation de leur terres , contre la corruption, contre l'installation d'une base de l'OTAN dans "leurs" montagnes.

Des bandits fiers, avec un code de l'honneur, disparaissant dans les Gorges de Gorroppu avant d'être arrêtés, ou séquestrant des individus contre rançon.

 Des vols de bétail, des kidnappings, des morts...

 Tout cela a contribué à la renommée d'Orgosolo. Le village, très ancré à gauche, ne craint pas de montrer sa position à travers les murales consacrés aux grandes causes.

LUTTE pourrait être un mot, propre à Orgosolo tant son peuple a l'habitude de manifester seul contre tous. Les autres villages de la Barbagia sont (disent les villageois) trop catholiques pour être communistes, seul Orgosolo poursuit la lutte contre l'injustice.

 Jetez plutôt un coup d'œil, je vous en dirai plus après... Les peintures valent bien plus que dix mille mots.

mur criblé de balles. Tout n'est pas calme et tranquille ici...

mur criblé de balles. Tout n'est pas calme et tranquille ici...

Les grandes choses se disent en silence

Les grandes choses se disent en silence

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Heureux le peuple qui n'a pas besoin de héro

Heureux le peuple qui n'a pas besoin de héro

Quand tu pars en voyage pour Ithaque, tu dois prier pour que le chemin soit long, plein d'aventures et de connaissances...Aie toujours dans le coeur l'esprit d'Ithaque...

Quand tu pars en voyage pour Ithaque, tu dois prier pour que le chemin soit long, plein d'aventures et de connaissances...Aie toujours dans le coeur l'esprit d'Ithaque...

La cause des enfants: un enfant devrait avoir à la main seulement un stylo et un crayon...

La cause des enfants: un enfant devrait avoir à la main seulement un stylo et un crayon...

Quand les premiers missionnaires sont arrivés en Afrique, nous avions entre nos mains la terre et eux la bible. Nous avons fermé les yeux et quand nous les avons ouverts , ils avaient la terre et nous la bible...

Quand les premiers missionnaires sont arrivés en Afrique, nous avions entre nos mains la terre et eux la bible. Nous avons fermé les yeux et quand nous les avons ouverts , ils avaient la terre et nous la bible...

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Une autre guerre?.... Non merci!

Une autre guerre?.... Non merci!

Le peuple décide, le maire signe...

Le peuple décide, le maire signe...

Seulement quand le dernier arbre sera abattu, le dernier fleuve tarri, le dernier poisson pêché,, vous vous rendrez compte que l'argent ne se mange pas...

Seulement quand le dernier arbre sera abattu, le dernier fleuve tarri, le dernier poisson pêché,, vous vous rendrez compte que l'argent ne se mange pas...

ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS

Ces "murales" parlent, hurlent ou murmurent selon la scène qu'ils représentent.

Que nous soyons de gauche ou de droite, nous ne pouvons rester sourds à ces "voix" venues d'un autre temps. Bien sûr, loin de moi l'idée de porter aux nues le banditisme, le maquis, et tutti quanti... mais je ne peux rester insensible à ce village empreint d'une histoire particulière, où rébellion, traditions et solidarité sont les maitres mots.  

Peut-être ai-je moi même une âme rebelle pour me sentir attirée par le pays des bandits?...

Entre les chants particuliers des hommes, le bruit des chevaux sur les pavés des ruelles, et le cri des murs, c'est une belle polyphonie qui me poursuit au cœur de ce territoire où les rencontres sont aussi incongrues qu'improbables.

Je ne saurais trop vous conseiller de visiter Orgosolo, c'est une autre Sardaigne que vous découvrirez, loin des plages et de leur parfum d'huile solaire, loin de la mer émeraude et des "cala", vous apprendrez pourquoi les Sardes, selon un atavisme, sont (parait-il) prédisposés au crime... Mais ça, c'est une autre histoire !

La forme du crâne du peuple sarde les prédispose au crime.... (à ne pas prendre trop au sérieux...)

La forme du crâne du peuple sarde les prédispose au crime.... (à ne pas prendre trop au sérieux...)

ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
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ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
ORGOSOLO, LA VOIX DES MURS
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I
Beau et fascinant ton portrait d’Orgosolo, Christine!<br /> Bous avez pris le lecteur par la main, guidant dans ses allées de pierres et de peintures murales, racontant son histoire pas á pas, regardant ses yeux et ayant parfois l’air dur et méfiant, mais sincère.<br /> Vous avez creusé parmi leurs pierres, en extrayant avec votre sensibilité poétique cette âme fièr qui a forgé un perplesso qui a toujours luttè poi garder son “balentia” intact, exprimant sa verité sans crainte. <br /> Le choix de faire correspondre vos mots et de les faire taire un instant, de laisser les peintures murales bous dire que, comme vous le dites vous-mêmè, “valent bien plus que dix mille mots, a restauré cette magie qui n’a pas besoin de mots et la fait paraître é riva in et peintre, en tant que canaux artistiques qui donnent voix et justice à ce perplesso, révélant son authenticité et sa grande humanité.<br /> Merci de.partager avez moi ce que vous avez éscrit sur “Orgosolo, la Voix des Murs.<br /> Ines C.
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C
Merci Inès pour ton commentaire très poétique!
R
Parfois ou souvent quand on pense ou évoque les villages dans les montagnes du sud de l'Europe, on les imagine de pierres et de silences , mais aussi cachant des rancoeurs,de lourdes histoires familiales ou de voisinage. Dans ce que tu nous rapportes c'est l'harmonie qui semble dominer , certes une harmonie sur la base de luttes ,de revendications , et je reste scotchée sur le choix de l'arme !!! la peinture, la fresque , le trompe l'oeil , le street art ...c'est probablement le meilleur moyen de faire naitre dans l'âme de leurs descendances: Une Conscience Politique...J'ai beaucoup aimé !
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C
Cara Rolly. Comme j'aime tes commentaires! Il me semble à chaque fois avoir été comprise par au moins une personne ;) Bacio
R
Ciao
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